Une exposition importante au Musée Guimet Paris

Une exposition exceptionnelle qui dévoile l’immense talent d’un grand artiste chinois, contemporain de Zao Wou-Ki.

"Elles retrouvent aujourd’hui la lumière et permettent d’évoquer la destinée unique de T’ang Haywen, artiste moderne et singulier de l’après-guerre"

À travers une sélection d’une centaine d’oeuvres majeures, l’exposition présente un panorama des grandes étapes de sa carrière, ainsi que l’essentiel des facettes du travail d’un artiste qui recherchait, selon ses propres mots, "une peinture idéale, unissant le monde visible et le monde de la pensée".

Ses premières années à Paris sont illustrées par quelques études à l’aquarelle et à la gouache, influencées par la peinture des grands maîtres tels que Paul Cézanne, Henri Matisse ou Paul Klee. Son style propre s’affirme dans ses paysages abstraits et calligraphiques des années 1960, entre couleurs vives et monochromes. La période à partir du début des années 1970 jusque vers 1983-84 est évoquée par des peintures à la gouache ou à l’encre, polychromes ou monochromes. Les années 1970 voient s’épanouir son format de prédilection, le diptyque.

Des formats plus importants, présentés dans l’exposition, permettent à T’ang Haywen de donner à voir des paysages abstraits à l’encre monochrome, tandis que les petits formats, papiers pliés, diptyques et triptyques des années 1980-1985 montrent une pleine maîtrise de son geste et de son pinceau. Ces oeuvres expriment le dynamisme et la tension taoïste entre le plein et le vide, le noir et le blanc, le monde visible et le monde de la pensée.

Des créations inédites ainsi que des éléments d’archives, qui avaient été conservés dans le secret de son atelier, lèvent un voile sur l’intimité de cet artiste fondamentalement épris de liberté et de dépouillement, reflétant son inclination pour l’ascétosme oriental. Peintre itinérant, T’ang Haywen privilégiait les formats transportables dans son carton à dessin. Ces oeuvres originales et touchantes sont montrées au public pour la première fois, telles que des cartes postales envoyées à ses amis et connaissances, des carreaux de céramique peints, vestiges d’un séjour à San Francisco en 1965, de petits portraits monochromes et des pages de carnets de croquis.

L’exposition présente une large sélection de l’exceptionnelle donation de 202 oeuvres et environ 400 pièces d’archives personnelles au musée Guimet, effectuée par la Direction nationale d’interventions domaniales en 2022*. Les oeuvres remises à Guimet faisaient l’objet d’un trafic d’oeuvres d’art: saisies par l’État, elles ont été sélectionnées en lien avec les équipes du musée. Elles retrouvent aujourd’hui la lumière et permettent d’évoquer la destinée unique de T’ang Haywen, artiste moderne singulier de l’après-guerre.

En savoir plus

T'ang Haywen - Une peintre chinois à Paris (1927-1991)
Exposition du 6 mars au 17 juin 2024
Musée national des arts asiatique – Guimet
6 place d’léna 75116 Paris, France
www.guimet.fr

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MUSÉE GUIMET


*La D.N.I.D., Direction Nationale d’Interventions Domaniale est connue en France sous l’appellation “Les Domaines”. En effet la D.N.I.D participe de différentes manières à la gestion des biens de l'état. Il arrive parfois qu’à la suite d'une affaire judiciaire des biens soient saisis par la justice et ensuite confiés à la DNID qui les met en vente aux enchères. Dans ce cas précis, T’ang Haywen Archives a été approché par la DNID pour expertiser et authentifier un groupe d'oeuvres, de dessins et d’archives présentées comme étant de T’ang Haywen. Une fois cette expertise réalisée et devant l’importance de cette collection, il a été convenu avec Alain Caumeil, Directeur de la DNID, qu’une partie représentative de ce groupe d’oeuvres ainsi que tous les dessins et archives devaient être donnés aux collections nationales françaises.

A l’initiative de la DNID, Madame Valérie Zaleski, conservatrice au musée Guimet et Philippe Koutouzis, expert de l’oeuvre, ont sélectionné des oeuvres et recensé les dessins et archives.