Les Amis

De 1948 à 1991, T’ang a beaucoup voyagé et rencontré des gens de tous horizons, de toutes religions et toutes opinions. Ses nombreux réseaux d’amis ne se connaissaient pas entre eux car ils n’avaient en commun que l’amitié de T’ang. Il s’annonçait à eux d’une lettre et on l’acceuillait volontiers; puis il disparaissait. Raymond Audy, son plus grand ami, un publicitaire agnostique, disait que T’ang "passait le plus clair de son temps dans l’exercice de sa liberté". Le Père Hirigoyen, prêtre évangélisateur des missions étrangères de Paris pensait que T’ang était "cette brise permanente et discrète, tout en légèreté et en nuances". Le peintre Balthus qui rencontra T’ang à Rome voyait dans ses encres une "démonstration de l’esprit de la Chine."

T’ang n’a jamais demandé à ses amis d’intercéder en sa faveur pour exposer ses peintures. Pourtant certains en prendront l’initiative. En 1972 Claude Fournet, conservateur, exposa T’ang au Musée de l'Abbaye Sainte-Croix, aux Sables-d'Olonne. En 1975 Mary Trégéar, conservatrice à l’Ashmolean Museum d’Oxford exposa ses diptyques. En 1983-84 Dominique Ponnau, Chef de l’inspection générale des musées de France, assisté de Jean-Paul Desroches, conservateur au Musée Guimet, suscita les expositions muséales de Quimper et Vitré.

Bien des gens s’étonnent aujourd’hui du fait que T’ang, ait rencontré et soit devenu l’ami d’autant de gens importants sans pour autant devenir célèbre. Cela le distingue d'autres peintres chinois modernes venus en France et qui poursuivaient assidument ce but.

T’ang, en posant le pied sur le sol français avait déjà atteint un but essentiel à sa peinture: celui de sa liberté, en valeur absolue.