Atelier

A partir de 1948, T’ang a tout d’abord résidé dans un hotel du quartier latin à Paris. Raymond Audy se souvenait de l’avoir vu fabriquer dans sa chambre les cadres de ses premières sérigraphies. Puis il vécut en sous location chez des amis acceuillants. Pierre Chaslin raconte qu’en 1953 il occupait avec T'ang le premier étage d'une maison au sud de Paris appartenant à un couple d’originaux, les Ginzburg, qui vivaient des subsides d’une famille éloignée. L’arrivée de leur mensualité donnait lieu à une fête d’une semaine suivie de trois semaines de privations. T’ang a peint une scène d’intérieur montrant une fenêtre ouverte de la maison de Meudon.

A partir de 1959 et jusqu’en 1991, T’ang a vécu et travaillé dans son petit studio-atelier de la rue Liancourt, à Paris près de Montparnasse. Son loyer était très bas mais il prenait ses douches chez la voisine et les toilettes étaient à l’étage. Il s’était construit là un univers qu’il retrouvait à chaque retour de ses nombreux voyages. Il y recevait ses amis proches et souvent prêtait le lieu en son absence.

T’ang peignait chaque jour, quelque soit l'endroit ou il se trouvait: sur la plage de Goa ou à St Paul de Vence, à Hergiswil ou à l’Abbaye de Fontgombault. Il peignait comme on écrit un journal, les quatre murs de l’atelier de la rue Liancourt n’étant pour lui qu’une étape de plus.

Le dernier portrait connu de T’ang fut pris rue Liancourt au printemps 1991 par Yonfan, son ami cinéaste qui avait fait le projet d’exposer les oeuvres de T’ang à Hong Kong.